
Aux côtés de Google, Microsoft, OpenAI ou Salesforce, Zaion figure parmi les organisations dont l’OCDE a publié le rapport de transparence dans le cadre du Processus d’Hiroshima pour l’IA (HAIP), issu du G7. Une place dont nous sommes fiers, et qui nous engage, puisque nos pratiques sont désormais consultables par tous.
Le HAIP : un cadre international pour une IA sûre et transparente
Lancé par le G7 en 2023, le Processus d’Hiroshima pour l’IA a posé des principes directeurs et un code de conduite international pour les organisations qui développent des systèmes d’IA avancés. À la demande du G7, l’OCDE a ensuite créé un cadre de reporting pour suivre la mise en œuvre de ce code.
Concrètement, chaque organisation participante répond à un questionnaire structuré autour des 11 actions du code de conduite :
- identification et évaluation des risques ;
- sécurité de l’information et protection des données ;
- transparence vis-à-vis des utilisateurs ;
- gouvernance et gestion des incidents ;
- recherche et investissements pour une IA plus sûre.
Le rapport est publié en intégralité sur la plateforme OECD. La démarche est volontaire et publique : clients, partenaires, régulateurs et concurrents peuvent lire nos réponses. C’est précisément ce qui en fait la valeur.
Pourquoi Zaion y figure
Sollicitée à la suite de la participation de Franz Fodéré, Président fondateur de Zaion, au G7 Numérique et au Tech7 Summit en mai dernier, Zaion y porte aujourd’hui la voix d’un acteur français spécialiste de l’IA conversationnelle pour la relation client.
Un regard d’autant plus utile que nos agents IA échangent chaque jour avec les clients de secteurs où les exigences sont parmi les plus élevées, et où l’erreur a un coût réel.
1. La confiance se construit dès la conception
Chez Zaion, la protection des données n’est pas une couche ajoutée a posteriori : elle est inscrite dans l’architecture. Cela se traduit concrètement par cinq choix techniques :
- Masquage avant tout modèle tiers. E-mails, numéros de téléphone, coordonnées bancaires ou numéros de sécurité sociale sont remplacés par des marqueurs avant d’atteindre un modèle de langage, puis restitués uniquement dans la réponse au client.
- Prudence par défaut. Un mot est masqué dès qu’il a 10 % de probabilité d’être une donnée personnelle. Si l’alignement audio n’est pas jugé fiable, l’énoncé entier est occulté plutôt que de risquer une fuite partielle.
- Aucune conservation des conversations par nos services partagés : traitement en mémoire, effacé après chaque requête.
- Hébergement en Europe, bases de données en France, chiffrement AES-256 au repos et TLS en transit, cloisonnement par client.
- Vos données restent les vôtres. Elles ne servent jamais à entraîner les modèles de nos fournisseurs, ni à servir d’autres clients.
Et parce que la confiance passe aussi par l’honnêteté envers l’usager final, chaque interlocuteur est informé, dès le début de l’échange, qu’il dialogue avec un agent IA.
2. L’autonomie doit s’inscrire dans un cadre maîtrisé
Un agent IA qui agit doit rester gouverné. Chez Zaion, c’est le client qui définit ce que l’agent a le droit de faire.
- Des actions autorisées, et rien d’autre. Chaque agent IA ne peut exécuter que les actions et outils déclarés par l’entreprise cliente.
- Des garde-fous automatiques. Limite du nombre d’étapes, détection des boucles, budgets par conversation : un agent qui ne converge pas est interrompu et rend la main.
- Un relais humain quand la compréhension est incertaine. Un relais humain quand la compréhension est incertaine. Dès que le niveau de confiance baisse, l’échange est transféré à un conseiller, et seules les demandes que l’agent IA traite de manière fiable sont automatisées.
- Une traçabilité complète. Chaque étape, chaque appel d’outil est restitué au client : l’organisation responsable voit exactement ce que l’agent a fait.
Nous considérons comme inacceptables, sans mesures adaptées, quatre situations : un appelant en difficulté qui ne peut pas joindre un humain ; une décision à effet significatif prise sans revue humaine ; une interaction où l’usager ignore parler à une IA ; une reconnaissance vocale moins performante pour un groupe d’usagers identifiable.
3. La technologie doit être proportionnée à l’usage
Nous évaluons les risques à partir de leurs conséquences pour l’usager (gravité, réversibilité, ampleur) dans le contexte réel de chaque déploiement.
C’est le principe de notre approche hybride : la bonne intelligence, au bon endroit, avec le bon niveau de contrôle.
- Les étapes sensibles, comme l’identification ou l’authentification, reposent sur une logique déterministe, stable et explicable.
- L’IA générative intervient là où la fluidité crée de la valeur, ancrée dans les sources de connaissance validées par le client.
- Les modèles les plus légers (NLU, SLM) sont privilégiés lorsqu’ils suffisent : plus rapides, plus maîtrisables et plus sobres en ressources de calcul.
Ces pratiques s’inscrivent dans un système de management de l’IA aligné sur la norme ISO/IEC 42001 et intégré à notre programme de sécurité ISO/IEC 27001, sous la responsabilité directe de notre RSSI et de la direction.
La voix d’un acteur français, responsable et indépendant
Aux côtés des grands noms américains et asiatiques de l’IA, notre contribution porte un autre regard : celui d’un éditeur français et indépendant, pionnier du vocal depuis 2017, confronté chaque jour aux exigences des grands comptes et des secteurs régulés.
Pour ces organisations, la question n’est plus de savoir si l’IA générative fonctionne. Elle est de savoir si on peut la mettre en production, sous contrôle, à grande échelle. Notre conviction est claire : la maîtrise de l’IA est une condition de son adoption à grande échelle.
Pour aller plus loin
- Consultez le rapport de transparence de Zaion sur OECD.AI.
- Vous déployez des agents IA dans un environnement réglementé ? Échangez avec nos experts.